

Travail du sol
L'utilisation d'herbicides a été abolie sur la quasi-totalité du domaine. Il reste quelques reliquats de vignes très étroites où la mécanisation n'est pas possible. Environ 3 % du vignoble est encore désherbé chimiquement, dans l'attente de travaux de modernisation.
Pour le reste, 100 % de l'herbe est gérée par la tonte et le travail de la terre.
En alternant la fauche à une ligne sur deux, l'écosystème peut perdurer et créer un habitat favorable à une riche biodiversité.


Traitements à la vigne
Une viticulture raisonnée, voilà notre ligne directrice.
Les maladies fongiques telles que le mildiou et l’oïdium mettent parfois à mal, lors d’étés pluvieux, les régions viticoles. Des produits naturels tels que le soufre et le cuivre permettent de lutter contre ces maladies. Mais en cas de pluie, les produits sont « lessivés » et perdent rapidement leur efficacité.
Lors de périodes très pluvieuses en début de saison, ou au moment de la floraison (phase de haute sensibilité aux maladies), il peut nous arriver d'utiliser des produits résistants à la pluie qui ne sont pas homologués en agriculture biologique.
Cela évite, lorsqu’il pleut fréquemment, de traiter plusieurs fois dans la semaine. En culture biologique, ces périodes peuvent entraîner une consommation importante de carburant et enrichir les sols en métaux lourds. Pas toujours idéal pour la durabilité des sols.


Vinification et sulfites
« Je n'aime pas les sulfites, ça me fait mal à la tête. » Alors pas forcément, voire pas du tout. Ce sont plus souvent les histamines ou les tanins qui peuvent en être la cause. Ou parfois simplement un manque d’hydratation du corps 😄
Dans tous les cas, nous n’utilisons des sulfites qu’après la deuxième fermentation, lorsque le vin a perdu sa protection naturelle. Avant cela, nous n’utilisons aucun sulfite et privilégions une gestion rigoureuse des températures et de l’hygiène.


Pourquoi ne pas devenir bio ?
Alors oui, tu l'auras compris : nous avons tout entre nos mains pour devenir bio. Il ne manque rien, si ce n’est la volonté.
Alors pourquoi ne pas simplement franchir le pas ?
C’est uniquement au niveau des traitements qu’il ne nous semble pas toujours rationnel de passer le cap. Passer en bio induirait de :
• Énergie : brûler davantage de diesel
• Environnement : enrichir les sols en cuivre
• Social : ajouter du travail
Sur les 6 à 8 traitements annuels, seuls 2 à 3 traitements ne sont pas bio.

